Toujours attiré par ces commandes Internet avec retrait en magasin, je crois que je vais arrêter de tenter le diable. Je passe donc commande d'un billet de concert sur Fnac.com en payant avec ma carte bancaire. Tout se passe bien e t je choisis retrait en magasin.
J'arrive au magasin. La vendeuse me demande une pièce d'identité et la carte bancaire qui a servi à faire la transaction sur le site. Je lui donne tout cela. Elle me dit que la pièce d'identité ne correspond pas à la carte. En effet, la carte bancaire est sur un compte joint et le nom sur la carte est celui de ma femme (oui on est modernes, elle n'a pas pris mon nom). Je lui explique et, heureusement, elle peut outrepasser sa procédure. Fiou. Mais elle m'a dit clairement que je ne devais plus faire comme cela. Ce qui est bien sûr impossible puisque sur un compte joint, rien n'empêche de mettre une carte bancaire au nom de l'un ou de l'autre. D'ailleurs elle m'a dit "vous n'auriez pas dû faire comme ça". Rires. Je n'avais pas pensé aux contraintes du système de commande sur fnac.com avec retrait en magasin quand j'ai ouvert mon compte. Je suis bête.
samedi 11 juillet 2009
jeudi 9 juillet 2009
Ya un bug dans Chronopost
Toujours ébahi par les nouvelles technologies dans bien des domaines, je suis toujours enthousiaste d'essayer de nouveaux services de temps en temps. Récemment, j'ai essayé d'imprimer moi-même mes timbres et ça marche super bien !
Mais j'ai aussi voulu utiliser le service Chronopost que je n'ai jamais testé et qui garantit une livraison le lendemain avant midi avec une trace à chaque mouvement du colis. J'en avais besoin car je devais livrer des dvd de ma conception à projeter pour un salon. Je m'y suis pris donc mercredi pour que mon destinataire à Paris puisse les avoir jeudi (il était chez justement chez lui pour les réceptionner) afin de les tester sur le lecteur avant samedi, jour de la manifestation.
Je ne demande pas le prix à la guichetière car je sais que ça va forcément être un peu plus cher que les 2,22 EUR de la lettre prioritaire standard pour 250 g. Ca coûte 25 EUR. Gloups. En même temps, le délai de livraison garanti est de 13h. Comme c'est urgent, je ne fais pas la fine bouche. J'en profite pour poster quelques autres dvd à une autre adresse à Paris également, pour les 2,22 EUR.
Le lendemain, j'appelle mon destinataire. Il n'a rien reçu. Chronopost dispose d'un superbe tracking system en ligne qui permet de savoir où est le paquet.
Jeudi : PARIS. CHRONOPOST. Envoi non livré (accès sécurisé,bip…)
Le destinataire me confirme la présence d'un code d'accès. Comme presque partout à Paris, en fait. Il me confirme aussi la présence d'une sonnette. Mais personne n'a sonné.
J'attends un peu et le statut du colis change au cours de l'après-midi :
Envoi en attente : une recherche de solution est en cours
Je me dis : cool, ils vont laisser un avis de passage, ils vont essayer de repasser le lendemain ou ils vont essayer de m'appeler sur le n° de portable que j'ai laissé sur le bordereau. Sinon à quoi pourrait bien servir mon n° de portable sur un bordereau ? Mais rien.
Après, c'est la misère. Le statut du paquet n'évolue plus. Une recherche de solution est en cours pendant... Une semaine. Le salon est bien entendu déjà passé. Mon destinataire n'a pas de nouvelles. Pas d'appel, pas d'avis de passage dans la boîte aux lettres.
Une nouvelle fois, on tente de livrer le paquet, mais cette fois-ci :
Envoi présenté mais destinataire absent. Pour la suite, se reporter à l'avis de passage
Malgré l'absence du destinataire, le livreur parvient cette fois-ci à laisser un avis de passage ? Un livreur peut être plus malin que le premier alors.
A ce moment-là, le statut indique que le paquet est disponible à la poste du coin, soit à 200 mètres de mon destinataire. Il faut savoir qu'après le premier passage, le colis n'est donc pas livré à la poste locale mais il est conservé quelque part chez Chronopost, si possible assez loin pour être sûr que personne ne vienne le récupérer dans les temps. En tout cas, le tracking ne dit pas où il peut être retiré.
Mon destinataire fait un sketch à la poste et réclame le remboursement des frais de port et le retour du colis. De mon côté, je contacte le service client de Chronopost en leur faisant une page complète d'explications. En réponse, je reçois un laconique : il y avait un code d'accès donc nous ne pouvons vous rembourser. J'ai envie d'en rester là puisque je sens que j'ai en face un humain automate (voir Darty) qui a eu son diplôme de publipostage dans word. Mais ça m'énerve quand même, surtout les formules de politesses. "très cher client, sachez que nous avons accordé toute notre attention à votre courrier blablabla, sachez que nous sommes à votre écoute, blablabla". Non, déconnez pas, si vous voulez m'arranger, remboursez-moi et on en parle plus.
J'ai quand même osé répondre en demandant pourquoi lors du deuxième passage, le livreur a pu accéder à la boîte aux lettres, et pas lors du premier passage. On m'a répondu : votre destinataire a donné son code d'accès. Ce qui est un gros mensonge. Mon destinataire, encore plus excédé que moi, aurait préféré croquer une capsule de cyanure plutôt que de donner son code à Chronopost après ce fiasco.
Plutôt que de rembourser mes 25 EUR, redorer leur image et conserver un client, ils préfèrent payer des types à rédiger des courriers avec des excuses bidon.
J'aurais envie de faire une troisième lettre au service consommateurs pour expliquer tout cela mais ça commence à me faire cher en timbre, eu égard le résultat.
L'envoi est donc retourné à l'expéditeur (moi). Avec dans le statut, un truc rigolo à un moment :
Erreur de tri en agence
Pff ! Le système de tracking est précis au point de détecter les erreurs de tri en précisant une heure avec les minutes, la ville et le centre de tri. Mais le système de tracking ne voit pas qu'on met quinze jours à livrer un truc censé arriver en 13 heures. Visiblement,
Finalement, je reçois un avis dans ma boîte, m'informant que le paquet est disponible à la poste. Mais je n'irai pas le chercher. Il s'est passé un mois et demi entre le premier envoi et le retour.
Et maintenant, le plus drôle. Rappelez-vous : le même jour de l'envoi du chronopost, j'ai envoyé des dvd à quelqu'un d'autre par le biais d'une simple lettre postale à 2,22 EUR. Le lendemain, j'ai eu confirmation par email que mon destinataire avait bien reçu ses dvd.
Mais j'ai aussi voulu utiliser le service Chronopost que je n'ai jamais testé et qui garantit une livraison le lendemain avant midi avec une trace à chaque mouvement du colis. J'en avais besoin car je devais livrer des dvd de ma conception à projeter pour un salon. Je m'y suis pris donc mercredi pour que mon destinataire à Paris puisse les avoir jeudi (il était chez justement chez lui pour les réceptionner) afin de les tester sur le lecteur avant samedi, jour de la manifestation.
Je ne demande pas le prix à la guichetière car je sais que ça va forcément être un peu plus cher que les 2,22 EUR de la lettre prioritaire standard pour 250 g. Ca coûte 25 EUR. Gloups. En même temps, le délai de livraison garanti est de 13h. Comme c'est urgent, je ne fais pas la fine bouche. J'en profite pour poster quelques autres dvd à une autre adresse à Paris également, pour les 2,22 EUR.
Le lendemain, j'appelle mon destinataire. Il n'a rien reçu. Chronopost dispose d'un superbe tracking system en ligne qui permet de savoir où est le paquet.
Jeudi : PARIS. CHRONOPOST. Envoi non livré (accès sécurisé,bip…)
Le destinataire me confirme la présence d'un code d'accès. Comme presque partout à Paris, en fait. Il me confirme aussi la présence d'une sonnette. Mais personne n'a sonné.
J'attends un peu et le statut du colis change au cours de l'après-midi :
Envoi en attente : une recherche de solution est en cours
Je me dis : cool, ils vont laisser un avis de passage, ils vont essayer de repasser le lendemain ou ils vont essayer de m'appeler sur le n° de portable que j'ai laissé sur le bordereau. Sinon à quoi pourrait bien servir mon n° de portable sur un bordereau ? Mais rien.
Après, c'est la misère. Le statut du paquet n'évolue plus. Une recherche de solution est en cours pendant... Une semaine. Le salon est bien entendu déjà passé. Mon destinataire n'a pas de nouvelles. Pas d'appel, pas d'avis de passage dans la boîte aux lettres.
Une nouvelle fois, on tente de livrer le paquet, mais cette fois-ci :
Envoi présenté mais destinataire absent. Pour la suite, se reporter à l'avis de passage
Malgré l'absence du destinataire, le livreur parvient cette fois-ci à laisser un avis de passage ? Un livreur peut être plus malin que le premier alors.
A ce moment-là, le statut indique que le paquet est disponible à la poste du coin, soit à 200 mètres de mon destinataire. Il faut savoir qu'après le premier passage, le colis n'est donc pas livré à la poste locale mais il est conservé quelque part chez Chronopost, si possible assez loin pour être sûr que personne ne vienne le récupérer dans les temps. En tout cas, le tracking ne dit pas où il peut être retiré.
Mon destinataire fait un sketch à la poste et réclame le remboursement des frais de port et le retour du colis. De mon côté, je contacte le service client de Chronopost en leur faisant une page complète d'explications. En réponse, je reçois un laconique : il y avait un code d'accès donc nous ne pouvons vous rembourser. J'ai envie d'en rester là puisque je sens que j'ai en face un humain automate (voir Darty) qui a eu son diplôme de publipostage dans word. Mais ça m'énerve quand même, surtout les formules de politesses. "très cher client, sachez que nous avons accordé toute notre attention à votre courrier blablabla, sachez que nous sommes à votre écoute, blablabla". Non, déconnez pas, si vous voulez m'arranger, remboursez-moi et on en parle plus.
J'ai quand même osé répondre en demandant pourquoi lors du deuxième passage, le livreur a pu accéder à la boîte aux lettres, et pas lors du premier passage. On m'a répondu : votre destinataire a donné son code d'accès. Ce qui est un gros mensonge. Mon destinataire, encore plus excédé que moi, aurait préféré croquer une capsule de cyanure plutôt que de donner son code à Chronopost après ce fiasco.
Plutôt que de rembourser mes 25 EUR, redorer leur image et conserver un client, ils préfèrent payer des types à rédiger des courriers avec des excuses bidon.
J'aurais envie de faire une troisième lettre au service consommateurs pour expliquer tout cela mais ça commence à me faire cher en timbre, eu égard le résultat.
L'envoi est donc retourné à l'expéditeur (moi). Avec dans le statut, un truc rigolo à un moment :
Erreur de tri en agence
Pff ! Le système de tracking est précis au point de détecter les erreurs de tri en précisant une heure avec les minutes, la ville et le centre de tri. Mais le système de tracking ne voit pas qu'on met quinze jours à livrer un truc censé arriver en 13 heures. Visiblement,
Finalement, je reçois un avis dans ma boîte, m'informant que le paquet est disponible à la poste. Mais je n'irai pas le chercher. Il s'est passé un mois et demi entre le premier envoi et le retour.
Et maintenant, le plus drôle. Rappelez-vous : le même jour de l'envoi du chronopost, j'ai envoyé des dvd à quelqu'un d'autre par le biais d'une simple lettre postale à 2,22 EUR. Le lendemain, j'ai eu confirmation par email que mon destinataire avait bien reçu ses dvd.
mercredi 8 juillet 2009
Ya un bug dans le cerveau humain
J'apprécie le café. C'est pourquoi j'ai depuis maintenant 2005 une machine à expresso magimix. Avec l'âge, tout ça s'est entartré et il a fallu changer les filtres en métal.
Voici la pièce :
Pour rechercher ma pièce de rechange, je me suis donc connecté sur darty.com et dans le champ de recherche, j'ai tapé "filtre magimix". J'ai trouvé l'article en question, à 9,99 EUR et j'ai constaté qu'il était dispo au darty du coin. Plutôt que de commander par Internet, je décide de m'y rendre, pensant que ce serait plus rapide. GROSSE ERREUR !
(moi) - bonjour. J'aurais besoin d'un filtre pour machine à expresso magimix
(le vendeur) - vous avez le code à 5 chiffres ?
- euh... de quoi, du filtre, de la machine ? C'est une euh... magimix... expresso
- ah il me faut le code à 5 chiffres. Sans cela je ne peux rien faire.
Nous constatons ici que tous les films de science-fiction sont vrais. L'ordinateur s'est substitué à l'humain et inversement. Je m'attendais à ce que l'humain me pose des questions, utilise son intelligence pour retrouver mon article, me propose des choix, me montre des pièces. Non, il demande le code à 5 chiffres. Celui-là même que demandaient les ordinateurs des années 80 sans quoi il n'était pas possible de faire quoi que ce soit.
Inversement donc, le site de darty me trouve du premier coup mon article en tapant "filtre magimix". L'intelligence artificielle a donc bel et bien surpassé l'intelligence organique.
(moi) - Mais euh... Je l'ai vu sur le site darty. Vous avez un accès Internet ?
(le vendeur) - Oui. Mais je n'ai accès qu'au site de darty.
- eh bien parfait.
Il me montre l'écran et là au lieu d'avoir le joli site rouge et blanc. Il me montre une vieille interface moisie, grise, avec deux mauvaises photos qui se battent en duel et, effectivement, un listing de références à 5 chiffres. Ca doit être le site web du SAV. Il finit par trouver mon article mais comme il n'y a pas de photo, j'ai quelques doutes.
(moi) - il est dispo tout de suite ?
(le vendeur tapote) - non. livré dans trois jours.
Ultime bizarrerie puisque je l'avais bien vu dispo dans ce magasin sur le site web officiel... Je décide de ne pas commander et je rentre chez moi.
Le lendemain. Ayant bientôt des invités, j'ai besoin de ce filtre rapidement (car il fait 2 tasses à la fois). Je retourne sur Darty.com, je récupère mon filtre à l'écran et je vois qu'il est toujours bel et bien disponible dans ce magasin. Ultime perfection du site, on peut le commander et le retirer en magasin sans frais. Le site fournit même une heure de mise à disposition : 15h30 au plus tard. Je passe commande. On m'indique qu'un code confidentiel va m'être envoyé par email et par sms au plus tard à 15h30.
Je vais faire quelques courses. 16h30, toujours pas de sms. Je décide de passer au magasin et je retrouve le vendeur de la veille
(moi) - bonjour, j'ai passé une commande sur Internet.
(le vendeur) - vous avez reçu le sms ?
- non. Mais il était indiqué au plus tard à 15h30 et il est 16h30.
- oui mais nous on doit valider seulement une fois que nous avons la pièce.
- avez-vous la pièce ?
- en fait, mon collègue a déjà cherché mais ne l'a pas trouvé.
- hmm... Vous l'avez en stock mais vous ne l'avez pas retrouvé, c'est ça ?
- c'est ça mais je vais me remettre à l'ouvrage.
- très bien
En moins d'une minute, le type revient avec le filtre qu'il pose sur un comptoir derrière lui.
(Tu avais 3h pour chercher et tu l'as pas trouvé et là tu le trouves en une minute ? Ouais, ouais. A mon avis, tu étais trop occupé à ramener des télé LCD à 1000 EUR plutôt que de t'occuper du golio qui commande un filtre à 9,99 EUR et qui espère l'avoir à 15h30 pétantes).
(le vendeur) - maintenant je valide et vous allez recevoir le code confidentiel par sms.
J'attends 5 minutes, il s'occupe d'autres clients. Au bout de 15 minutes, toujours rien. Il s'occupe toujours de bricoler les piles d'un autre client. Trop poli pour l'interrompre, je retourne chez moi.
Le week-end passe et toujours pas de sms. Heureusement que je n'ai pas attendu, dis donc ! Bonne nouvelle, j'ai quand même reçu le code par email.
Lundi, je décide de passer à Darty avant midi, dernier délai pour récupérer le filtre. Mais zut de zut, le mail avec le code confidentiel est resté chez moi. J'appelle la hotline darty.
- non monsieur. Je ne peux pas vous renvoyer le code par email mais présentez-vous au magasin avec une pièce d'identité et dites leur de nous appeler en cas de souci.
Je passe au magasin. Mon vendeur n'est plus là, snif. C'est un tout tout jeune qui le remplace.
(moi) - bonjour j'ai passé une commande par Internet.
(jeune vendeur) - oui, vous avez le code confidentiel ?
- non mais j'ai appelé darty.com et ils m'ont dit qu'il y avait une procédure. Il faut que vous les appeliez
- ouhla, je vais voir avec le directeur directement.
5 longues minutes passent. Il a posé le filtre juste devant moi. J'hésite à partir comme un voleur. Après tout, je l'ai payé donc je ne l'aurais pas volé. Le jeune revient finalement.
- allez voir ma collègue à la caisse.
La dame est au téléphone. Elle essaie de récupérer le code confidentiel. Elle l'obtient ! Hourra ! Elle retourne chez le jeune mais ne le trouve pas. Elle voit que j'ai l'article dans la main.
- ah mais vous avez l'article ?
- oui
- ah mais c'est un accessoire ?
- ben oui.
- venez je vais juste faire une copie. Je le validerai plus tard avec mon collègue HISTOIRE DE NE PAS VOUS FAIRE PERDRE VOTRE TEMPS. (là je crois que c'est le diable qui a parlé par sa bouche)
Au final, le système de commande sur Internet et retrait en magasin est pas mal du tout. Une bonne idée. Tout a fonctionné du côté informatique (sauf l'envoi du sms après validation) mais ce qui a franchement déconné, ce sont les humains qui n'ont pas su sortir du cadre de la procédure pour arranger le client, minimiser le temps et les coûts de cette opération. Effrayant, non ?
Voici la pièce :
Pour rechercher ma pièce de rechange, je me suis donc connecté sur darty.com et dans le champ de recherche, j'ai tapé "filtre magimix". J'ai trouvé l'article en question, à 9,99 EUR et j'ai constaté qu'il était dispo au darty du coin. Plutôt que de commander par Internet, je décide de m'y rendre, pensant que ce serait plus rapide. GROSSE ERREUR !(moi) - bonjour. J'aurais besoin d'un filtre pour machine à expresso magimix
(le vendeur) - vous avez le code à 5 chiffres ?
- euh... de quoi, du filtre, de la machine ? C'est une euh... magimix... expresso
- ah il me faut le code à 5 chiffres. Sans cela je ne peux rien faire.
Nous constatons ici que tous les films de science-fiction sont vrais. L'ordinateur s'est substitué à l'humain et inversement. Je m'attendais à ce que l'humain me pose des questions, utilise son intelligence pour retrouver mon article, me propose des choix, me montre des pièces. Non, il demande le code à 5 chiffres. Celui-là même que demandaient les ordinateurs des années 80 sans quoi il n'était pas possible de faire quoi que ce soit.
Inversement donc, le site de darty me trouve du premier coup mon article en tapant "filtre magimix". L'intelligence artificielle a donc bel et bien surpassé l'intelligence organique.
(moi) - Mais euh... Je l'ai vu sur le site darty. Vous avez un accès Internet ?
(le vendeur) - Oui. Mais je n'ai accès qu'au site de darty.
- eh bien parfait.
Il me montre l'écran et là au lieu d'avoir le joli site rouge et blanc. Il me montre une vieille interface moisie, grise, avec deux mauvaises photos qui se battent en duel et, effectivement, un listing de références à 5 chiffres. Ca doit être le site web du SAV. Il finit par trouver mon article mais comme il n'y a pas de photo, j'ai quelques doutes.
(moi) - il est dispo tout de suite ?
(le vendeur tapote) - non. livré dans trois jours.
Ultime bizarrerie puisque je l'avais bien vu dispo dans ce magasin sur le site web officiel... Je décide de ne pas commander et je rentre chez moi.
Le lendemain. Ayant bientôt des invités, j'ai besoin de ce filtre rapidement (car il fait 2 tasses à la fois). Je retourne sur Darty.com, je récupère mon filtre à l'écran et je vois qu'il est toujours bel et bien disponible dans ce magasin. Ultime perfection du site, on peut le commander et le retirer en magasin sans frais. Le site fournit même une heure de mise à disposition : 15h30 au plus tard. Je passe commande. On m'indique qu'un code confidentiel va m'être envoyé par email et par sms au plus tard à 15h30.
Je vais faire quelques courses. 16h30, toujours pas de sms. Je décide de passer au magasin et je retrouve le vendeur de la veille
(moi) - bonjour, j'ai passé une commande sur Internet.
(le vendeur) - vous avez reçu le sms ?
- non. Mais il était indiqué au plus tard à 15h30 et il est 16h30.
- oui mais nous on doit valider seulement une fois que nous avons la pièce.
- avez-vous la pièce ?
- en fait, mon collègue a déjà cherché mais ne l'a pas trouvé.
- hmm... Vous l'avez en stock mais vous ne l'avez pas retrouvé, c'est ça ?
- c'est ça mais je vais me remettre à l'ouvrage.
- très bien
En moins d'une minute, le type revient avec le filtre qu'il pose sur un comptoir derrière lui.
(Tu avais 3h pour chercher et tu l'as pas trouvé et là tu le trouves en une minute ? Ouais, ouais. A mon avis, tu étais trop occupé à ramener des télé LCD à 1000 EUR plutôt que de t'occuper du golio qui commande un filtre à 9,99 EUR et qui espère l'avoir à 15h30 pétantes).
(le vendeur) - maintenant je valide et vous allez recevoir le code confidentiel par sms.
J'attends 5 minutes, il s'occupe d'autres clients. Au bout de 15 minutes, toujours rien. Il s'occupe toujours de bricoler les piles d'un autre client. Trop poli pour l'interrompre, je retourne chez moi.
Le week-end passe et toujours pas de sms. Heureusement que je n'ai pas attendu, dis donc ! Bonne nouvelle, j'ai quand même reçu le code par email.
Lundi, je décide de passer à Darty avant midi, dernier délai pour récupérer le filtre. Mais zut de zut, le mail avec le code confidentiel est resté chez moi. J'appelle la hotline darty.
- non monsieur. Je ne peux pas vous renvoyer le code par email mais présentez-vous au magasin avec une pièce d'identité et dites leur de nous appeler en cas de souci.
Je passe au magasin. Mon vendeur n'est plus là, snif. C'est un tout tout jeune qui le remplace.
(moi) - bonjour j'ai passé une commande par Internet.
(jeune vendeur) - oui, vous avez le code confidentiel ?
- non mais j'ai appelé darty.com et ils m'ont dit qu'il y avait une procédure. Il faut que vous les appeliez
- ouhla, je vais voir avec le directeur directement.
5 longues minutes passent. Il a posé le filtre juste devant moi. J'hésite à partir comme un voleur. Après tout, je l'ai payé donc je ne l'aurais pas volé. Le jeune revient finalement.
- allez voir ma collègue à la caisse.
La dame est au téléphone. Elle essaie de récupérer le code confidentiel. Elle l'obtient ! Hourra ! Elle retourne chez le jeune mais ne le trouve pas. Elle voit que j'ai l'article dans la main.
- ah mais vous avez l'article ?
- oui
- ah mais c'est un accessoire ?
- ben oui.
- venez je vais juste faire une copie. Je le validerai plus tard avec mon collègue HISTOIRE DE NE PAS VOUS FAIRE PERDRE VOTRE TEMPS. (là je crois que c'est le diable qui a parlé par sa bouche)
Au final, le système de commande sur Internet et retrait en magasin est pas mal du tout. Une bonne idée. Tout a fonctionné du côté informatique (sauf l'envoi du sms après validation) mais ce qui a franchement déconné, ce sont les humains qui n'ont pas su sortir du cadre de la procédure pour arranger le client, minimiser le temps et les coûts de cette opération. Effrayant, non ?
vendredi 29 mai 2009
Faut pas choper le melon
Une pub me hérisse le poil en ce moment, c'est Jean-Pierre Coffe qui arrondit ses fins de mois pour le compte de Leader Price. En gros, il dit que même si c'est pas cher, ça reste bon. Pourquoi pas. Ce qui me gêne plus c'est qu'il fait de la pub pour un melon du Maroc. Et comme vous le savez, si vous voulez être un consommateur responsable, il faut éviter les fruits et légumes qui ont nécessité des tonnes de kérozène pour arriver jusqu'à nous. Cela signifie manger des légumes de saison, d'origine française. Jean-Pierre Coffe devrait savoir ça ou alors il a vendu son âme.
Justement, les supermarchés profitent de cette période très ensoleillée pour tenter de vendre des produits d'été un peu avant l'heure. C'est pour cela que l'on trouve déjà des melons d'Espagne et du Maroc. Evitez donc de les acheter et patientez un peu, le temps que mûrissent ceux qui sont situés plus près de chez nous. En attendant, vous pouvez toujours vous rabattre sur les fraises, la saison commence tout juste.
Justement, les supermarchés profitent de cette période très ensoleillée pour tenter de vendre des produits d'été un peu avant l'heure. C'est pour cela que l'on trouve déjà des melons d'Espagne et du Maroc. Evitez donc de les acheter et patientez un peu, le temps que mûrissent ceux qui sont situés plus près de chez nous. En attendant, vous pouvez toujours vous rabattre sur les fraises, la saison commence tout juste.
jeudi 16 avril 2009
Le deuil sur Internet
Aujourd'hui, quand un anonyme meurt, cela ne fait que quelques lignes dans un journal. Au tout au plus un paragraphe. On appelle cela un fait divers. Avec Internet, la donne a quelque peu changé et n'importe quel quidam peut donc publier en ligne, via les blogs principalement.
Ainsi les amis lycéens de Cécile Vannier, décédée dans un attentat en Egypte, ont mis en place un groupe facebook afin que tout un chacun puisse partager son deuil. Ce comportement un peu étrange est tout nouveau et permet en fait d'organiser les choses : marche silencieuse, chants de chorale, recueil de condoléances, partager des photos-souvenirs, etc.
D'un côté, c'est une bonne chose car le "fait divers" devient plus personnel. Des détails sont donnés et à la limite, on peut en savoir beaucoup sur qui était la victime, ressentir de l'empathie à l'égard de ses proches.
De l'autre, ce genre de deuil publique incite au voyeurisme, surtout quand il est plus ou moins bien géré. On trouve sur le groupe la liste des blessés avec des détails sur leurs blessures : tympan crevé, blessé à la jambe, etc.
Le fait est que les jeunes, parfois très jeunes, partagent aujourd'hui un peu tout et n'importe quoi sur le web. Il suffit de voir les innombrables "skyblogs" qui étalent de nombreux de la vie privée. Tout cela est offert à la vue de n'importe qui sur la planète, et pas forcément quelqu'un avec de bonnes intentions. Je crois que personne n'a vraiment réfléchi à la question. Quoiqu'il y ait eu des campagnes d'informations à la télé avec une publicité bien réalisée mais dont le message est un peu confus, surtout pour les parents auquel ce spot est destiné. De toute façon aujourd'hui, la priorité est à l'hadopi.
L'autre mort célèbre est le skipper du Tanit, un yacht pris en otage par des pirates somaliens. Les militaires français ont pris d'assaut le voilier pour le libérer mais il y a eu plusieurs victimes, dont le père de famille. Ce dernier était parti pour un grand voyage avec sa femme et son enfant de trois ans. Même s'il a été prévenu plusieurs fois de la présence possible de pirates, même s'il en était pleinement conscient, il a tout de même poursuivi sa route dans une zone très dangereuse.
Le skipper tenait un blog où il racontait son quotidien sur le bateau. Les articles publiés bénéficient d'un nouvel éclairage quand on sait comment s'est terminée l'aventure. D'un simple nom dans la presse, on peut donc découvrir quels étaient ses idées, ses projets. On peut à nouveau éprouver de l'empathie vis-à-vis de son fils qu'il semblait admirer et qu'il ne verra pas grandie.
On constate aussi à quel point il était conscient de la présence des pirates. Mais bizarrement, il semblait ignorer volontairement le danger. Le dernier "post", modéré par l'équipe de over-blog, s'est transformé en recueil de condoléances. Cette "prise en main" de la plate-forme de blog sur le blog de quelqu'un qui est décédé est discutable. Si le décès est prévu pour les factures d'électricité, le compte en banque, les assurances, on se demande ce que deviennent les blogs, d'un point de vue légal.
Ainsi les amis lycéens de Cécile Vannier, décédée dans un attentat en Egypte, ont mis en place un groupe facebook afin que tout un chacun puisse partager son deuil. Ce comportement un peu étrange est tout nouveau et permet en fait d'organiser les choses : marche silencieuse, chants de chorale, recueil de condoléances, partager des photos-souvenirs, etc.
D'un côté, c'est une bonne chose car le "fait divers" devient plus personnel. Des détails sont donnés et à la limite, on peut en savoir beaucoup sur qui était la victime, ressentir de l'empathie à l'égard de ses proches.
De l'autre, ce genre de deuil publique incite au voyeurisme, surtout quand il est plus ou moins bien géré. On trouve sur le groupe la liste des blessés avec des détails sur leurs blessures : tympan crevé, blessé à la jambe, etc.
Le fait est que les jeunes, parfois très jeunes, partagent aujourd'hui un peu tout et n'importe quoi sur le web. Il suffit de voir les innombrables "skyblogs" qui étalent de nombreux de la vie privée. Tout cela est offert à la vue de n'importe qui sur la planète, et pas forcément quelqu'un avec de bonnes intentions. Je crois que personne n'a vraiment réfléchi à la question. Quoiqu'il y ait eu des campagnes d'informations à la télé avec une publicité bien réalisée mais dont le message est un peu confus, surtout pour les parents auquel ce spot est destiné. De toute façon aujourd'hui, la priorité est à l'hadopi.
L'autre mort célèbre est le skipper du Tanit, un yacht pris en otage par des pirates somaliens. Les militaires français ont pris d'assaut le voilier pour le libérer mais il y a eu plusieurs victimes, dont le père de famille. Ce dernier était parti pour un grand voyage avec sa femme et son enfant de trois ans. Même s'il a été prévenu plusieurs fois de la présence possible de pirates, même s'il en était pleinement conscient, il a tout de même poursuivi sa route dans une zone très dangereuse.
Le skipper tenait un blog où il racontait son quotidien sur le bateau. Les articles publiés bénéficient d'un nouvel éclairage quand on sait comment s'est terminée l'aventure. D'un simple nom dans la presse, on peut donc découvrir quels étaient ses idées, ses projets. On peut à nouveau éprouver de l'empathie vis-à-vis de son fils qu'il semblait admirer et qu'il ne verra pas grandie.
On constate aussi à quel point il était conscient de la présence des pirates. Mais bizarrement, il semblait ignorer volontairement le danger. Le dernier "post", modéré par l'équipe de over-blog, s'est transformé en recueil de condoléances. Cette "prise en main" de la plate-forme de blog sur le blog de quelqu'un qui est décédé est discutable. Si le décès est prévu pour les factures d'électricité, le compte en banque, les assurances, on se demande ce que deviennent les blogs, d'un point de vue légal.
mercredi 11 mars 2009
Adoptez l'Hadopi
Le texte sur la riposte graduée doit être discuté à l'assemblée nationale avec nos amis les députés. C'est une véritable guerre de l'information qui sévit actuellement. D'un côté on a les citoyens, et plus particulièrement les internautes, avec un noyau dur d'informaticiens qui sévissent sur pcinpact.com.
La quadrature du net se charge de communiquer à tout-va sur les détails de ce projet de loi et tente de démontrer les aberrations du projet.
De l'autre côté du ring, nous avons donc le gouvernement (la ministre Christine Albanel) et les industries du disque et du cinéma qui poussent pour que ce projet hautement répressif puisse passer.
Cette histoire a commencé à faire du foin, au point qu'on en parle dans les médias nationaux. France Info avait par exemple interviewé le président de l'Alpa (lutte contre la piraterie audiovisuelle) et avait posé les questions pertinentes que tout le monde se pose. Le débat a donc dépassé de loin les geeks spécialistes des adresses IP.
Une nouvelle fois, la réalité se situe entre ces deux extrêmes mais le vide qui sépare les deux écoles est gigantesque. Ce serait de mauvaise foi de dire que personne ne télécharge aujourd'hui. Vous, moi, n'importe qui dans mon entourage a au moins une fois téléchargé quelque chose illégalement. Ce n'est pas un comportement responsable mais ça ne change pas fondamentalement de la cassette audio ou des disquettes, du temps où l'on pompait des logiciels chez des copains ou que l'on enregistrait la radio. L'échelle a changé et maintenant on a des millions de copains, ce qui élargit le choix des programmes.
De là à dire que ça tue la musique et le cinéma, l'hypothèse serait simpliste. Les exemples réels qui contredisent ce postulat sont nombreux. Pourquoi 20 millions de spectateurs se seraient précipités dans les salles pour voir bienvenue chez les Ch'tis alors qu'il suffisait d'attendre un peu qu'un "screener" apparaisse sur la mule ?
Les Kevin qui téléchargent comme des malades, on les connaît. Ils downloadent toutes les séries à la mode, tous les films qu'ils peuvent trouver. Mettons que Kevin ne puisse plus télécharger. Avec ses 20 EUR d'argent de poche par mois, va-t-il acheter tous les cd et dvd qu'il a piratés ?
Je suis assez dégoûté de voir le temps et l'argent dépensés à monter une usine à gaz qui ne peut pas être fiable. Techniquement, comment identifier un fichier illégal sur la toile ? Par son titre ? Qu'en est-il alors des fakes ? On télécharge Bienvenue chez les Ch'tis et on se retrouve avec les Tontons tringleurs. Par ailleurs, l'adresse ip, bien qu'identifiant clairement un client, est somme toute assez peu fiable comme preuve ultime. Après tout, ce ne sont quelques caractères dans un fichier...
Bref, plutôt que d'imaginer des moyens compliqués pour faire peur à Madame Michu, on aurait mieux fait d'inciter consommateurs et producteurs à se lancer dans un nouveau projet. Quelque chose de novateur, un nouveau modèle économique, une nouvelle plate-forme, un truc créatif, moderne. Mais ça obligerait des gens qui ont déjà des pouvoirs ou du fric à se remettre en cause et à "inventer". Pas facile de les faire bouger ceux-là si ce n'est aller au clash comme actuellement.
La quadrature du net se charge de communiquer à tout-va sur les détails de ce projet de loi et tente de démontrer les aberrations du projet.
De l'autre côté du ring, nous avons donc le gouvernement (la ministre Christine Albanel) et les industries du disque et du cinéma qui poussent pour que ce projet hautement répressif puisse passer.
Cette histoire a commencé à faire du foin, au point qu'on en parle dans les médias nationaux. France Info avait par exemple interviewé le président de l'Alpa (lutte contre la piraterie audiovisuelle) et avait posé les questions pertinentes que tout le monde se pose. Le débat a donc dépassé de loin les geeks spécialistes des adresses IP.
Une nouvelle fois, la réalité se situe entre ces deux extrêmes mais le vide qui sépare les deux écoles est gigantesque. Ce serait de mauvaise foi de dire que personne ne télécharge aujourd'hui. Vous, moi, n'importe qui dans mon entourage a au moins une fois téléchargé quelque chose illégalement. Ce n'est pas un comportement responsable mais ça ne change pas fondamentalement de la cassette audio ou des disquettes, du temps où l'on pompait des logiciels chez des copains ou que l'on enregistrait la radio. L'échelle a changé et maintenant on a des millions de copains, ce qui élargit le choix des programmes.
De là à dire que ça tue la musique et le cinéma, l'hypothèse serait simpliste. Les exemples réels qui contredisent ce postulat sont nombreux. Pourquoi 20 millions de spectateurs se seraient précipités dans les salles pour voir bienvenue chez les Ch'tis alors qu'il suffisait d'attendre un peu qu'un "screener" apparaisse sur la mule ?
Les Kevin qui téléchargent comme des malades, on les connaît. Ils downloadent toutes les séries à la mode, tous les films qu'ils peuvent trouver. Mettons que Kevin ne puisse plus télécharger. Avec ses 20 EUR d'argent de poche par mois, va-t-il acheter tous les cd et dvd qu'il a piratés ?
Je suis assez dégoûté de voir le temps et l'argent dépensés à monter une usine à gaz qui ne peut pas être fiable. Techniquement, comment identifier un fichier illégal sur la toile ? Par son titre ? Qu'en est-il alors des fakes ? On télécharge Bienvenue chez les Ch'tis et on se retrouve avec les Tontons tringleurs. Par ailleurs, l'adresse ip, bien qu'identifiant clairement un client, est somme toute assez peu fiable comme preuve ultime. Après tout, ce ne sont quelques caractères dans un fichier...
Bref, plutôt que d'imaginer des moyens compliqués pour faire peur à Madame Michu, on aurait mieux fait d'inciter consommateurs et producteurs à se lancer dans un nouveau projet. Quelque chose de novateur, un nouveau modèle économique, une nouvelle plate-forme, un truc créatif, moderne. Mais ça obligerait des gens qui ont déjà des pouvoirs ou du fric à se remettre en cause et à "inventer". Pas facile de les faire bouger ceux-là si ce n'est aller au clash comme actuellement.
mardi 10 mars 2009
Songsmith : la nouvelle star
Songsmith est un logiciel de Microsoft qui permet de composer une musique d'accompagnement lorsque l'on a déjà les paroles.
Les petits malins auront vite fait de passer des paroles de chansons connues pour voir ce que peut en tirer le logiciel. Les résultats sont pour le moins hilarants !
Les petits malins auront vite fait de passer des paroles de chansons connues pour voir ce que peut en tirer le logiciel. Les résultats sont pour le moins hilarants !
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